Imprimer

Qui sont les nouveaux élus du comité directeur pour la mandature 2020-2024, et quelles sont leurs responsabilités nationales ? Philippe Delamarre, ex-conseiller pédagogique départemental EPS de la Manche, est chargé de l’événement Unis’vers 2024. Isabelle Sahaï, conseillère enseignement et numérique en Guadeloupe, aidera à concevoir une application sur le « parcours sportif » de l’enfant, en plus de l’animation du groupe de travail sur « l’enfant auteur ».

 Philippe Delamarre, Événement 2024

Curriculum vitae. 63 ans, retraité, conseiller pédagogique départemental de la Manche de 2000 à 2018, adhérent de l’AS de l’école de Périers.

EPS. « Enfant, dans mon école il n’y avait pas d’Usep et l’EPS était quasi absente. Je me souviens néanmoins du bonheur de courir quand nous faisions parfois des relais-navette : y aller à fond, toucher le mur et revenir à toute vitesse pour taper dans la main du copain qui continuait le relais. Et je me revois trépigner de plaisir quand arrivaient les derniers relayeurs ! »

Rencontre. « Moi qui étais un joueur de handball passionné, lorsque j’ai été nommé enseignant d’une classe unique j’ai inscrit mes élèves au cross organisé, un mercredi après-midi, au château de Canisy, près de Saint-Lô. Ils étaient si heureux, et moi aussi, chaleureusement accueilli par des militants Usep. Devenu ensuite conseiller pédagogique de circonscription puis départemental et, en parallèle, élu au comité directeur Usep, j’ai toujours agi pour permettre aux élèves de vivre ces émotions sportives positives. »

La Manche. « Dans la Manche, pendant longtemps l’Usep s’est pratiquée exclusivement hors temps scolaire. Mais, depuis plusieurs années, différentes actions, notamment autour du Savoir Rouler à Vélo, sont aussi proposées aux enseignants en temps scolaire, sur des journées P’tit Tour ou des rando-cyclos organisées sur trois jours. »

Comité directeur. « Ces deux dernières années, j’ai participé au groupe de travail national santé, où la richesse des échanges et le fait de réfléchir et de contribuer à porter des projets nationaux m’ont enthousiasmé. C’est dans cet esprit, pour participer à un travail d’équipe, au service du projet collectif, que je me suis porté candidat au comité directeur. »

Conceptions. « Je vois l’Usep comme un outil pour « apprendre à s’engager » : éprouver des émotions sportives significatives, trouver sa place au sein d’un collectif, vivre l’égalité fille-garçon, prendre des responsabilités au sein d’une communauté de pratiquants… En résumé, aider l’enfant à grandir en ayant confiance en ses possibilités, en sa formidable capacité de progrès. »

Paris 2024. « Je vais animer le groupe de travail « Dynamique 2024 », dans un esprit que je résumerai par un souvenir : enfant, après avoir regardé à la télévision les matches de rugby commentés par Roger Couderc, je prenais mon petit ballon ovale et, avec mes copains, nous allions « tous ensemble » imiter les joueurs du XV de France dans le champ d’à côté. Parce qu’être spectateur d’un événement sportif suscite l’envie d’agir, de se bouger, les Jeux olympiques de Paris 2024 peuvent être un formidable accélérateur de développement pour le sport en France, et le sport scolaire Usep en particulier. Mais cette dynamique reste à construire. Nous avons à présent moins de quatre ans pour lancer des initiatives favorisant l’engagement du plus grand nombre de jeunes et populariser l’évènement Unis’vers Usep 2024, avec l’objectif symbolique d’organiser 2024 rencontres de proximité en juin de cette année-là. »

 

Isabelle Sahaï, « enfant auteur » et « parcours sportif »

Curriculum vitae. 43 ans, adhérente de l’association Concorde de l’école Amédée Fengarol de Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), conseillère pédagogique Enseignement et Numérique.

Rencontre. « Un jour, j’ai eu l’occasion de participer avec ma classe à une rencontre Usep danse, et j’ai trouvé « super » la façon dont les enfants étaient impliqués comme danseurs, mais aussi spectateurs, présentateurs, et la façon dont les enseignants l’étaient aussi dans l’organisation. Puis, en 2012, un collègue m’a proposé de rejoindre le comité directeur. Son argumentaire sur le mouvement, son projet de société, ses valeurs, m’ont convaincu, et aussi le tutoiement de rigueur ! J’ai découvert le rôle d’élu et les heures de bénévolat qu’on ne compte pas. J’ai ensuite voulu devenir formatrice Usep et coordonner les formations départementales aux côtés d’une chouette équipe. Puis, en 2016, je me suis lancée comme vice-présidente, ce qui exige davantage de disponibilité et de faire du Bulletin Contact son livre de chevet, afin de connaître tous les dossiers et de mettre en cohérence les actions départementales avec les orientations nationales. Mon appétence pour le numérique fut alors un atout pour m’organiser et mieux communiquer sur nos actions. »

Concorde. « Pour caractériser mon association d’école, j’insisterai sur les élections des enfants délégués et l’accompagnement éducatif, considéré comme un volet du sport scolaire. Et comme ailleurs en Guadeloupe, nous avons toujours eu beaucoup de parents licenciés, ce que je considère comme un indicateur de bonne santé associative. »

Comité directeur. « Formatrice nationale et membre du groupe de travail chargé de l’opération Mondi@l-USEP, j’ai eu envie de relever un nouveau challenge, collaborer avec de nouvelles personnes, découvrir d’autres fonctionnements, m’investir à une autre échelle, pour davantage de territoires. »

Motivation. « Quand on vit dans un archipel comme l’est la Guadeloupe, l’égalité et la laïcité, cela nous parle. Sur un petit territoire, les liens et l’entente entre les citoyens, quelles que soient leurs différences, sont quelque chose de primordial. Or le sport scolaire a cette capacité à réunir des univers et des cultures différentes autour de l’enfant : il permet l’ouverture aux autres, dans le respect de l’identité de chacun. Et je trouve extraordinaire le fait que, dans une formation ou sur une rencontre sportive associative, on ne sache pas toujours qui est prof ou qui est parent d’élève ! » 

Groupes de travail. « Je suis en charge de deux GT : « enfant auteur » et « parcours sportif ». L’un est lié à l’enfant en tant que jeune citoyen impliqué dans son association, et l’autre a pour objet la création d’une application numérique permettant à l’enfant de visualiser ses différentes vies sportives : EPS, sport scolaire Usep, sport en club et pratique en famille. Ceci avec l’idée que toutes ces dimensions participent à son épanouissement. Cette responsabilité fait aussi écho à ma fonction de conseillère pédagogique au sein de la délégation académique au numérique de la Guadeloupe, ainsi qu’à l’opportunité offerte par la Ligue de l’enseignement de participer au réseau Ludovia. »