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Sans les parents d’élèves et les bénévoles qui encadrent les enfants sur la route, il n’y aurait pas de P’tit Tour Usep. Qu’est-ce qui motive ces acteurs qui œuvrent en coulisse au bon déroulement des étapes ? Témoignages recueillis le 23 mai entre Saint-Yrieix (Haute-Vienne) et Pompadour (Corrèze).

« J’ai repassé l’agrément vélo pour accompagner ma fille »

Père de Fanny, Stéphane Lasne fermait le peloton des CM2 de l’association de l’école Ravel de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne).

« Il y a quatre ans, j’ai accompagné la classe de mon fils aîné, Evan, sur une étape du P’tit Tour Usep : il s’en souvient encore. Alors, je me devais bien d’en faire autant pour ma fille, Fanny ! J’ai posé une journée de congé et, un samedi matin dans la cour de l’école, j’ai repassé mon agrément d’accompagnateur à vélo, dont la date de validité avait expiré. Je fais moi-même un peu de route et de VTT en pur amateur. Aujourd’hui, je vais me placer à l’arrière de notre petit groupe, en me montrant attentif à ceux qui avaient un coup de mou, afin de les encourager.

Fanny, elle, a l’habitude de faire du vélo, parfois en famille, lors des vacances par exemple. Ayant accompagné les sorties de préparation avec sa maîtresse, je sais que les enfants tiendront la distance, même avec toutes les côtes qui les attendent, sur un itinéraire que je connais bien. Le P’tit Tour est une bonne initiative. J’ai aussi pu me rendre compte que c’est une manifestation qui exige une grosse organisation, beaucoup d’accompagnateurs, et c’était naturel d’y apporter ma contribution. »

« On se doit de donner l’exemple » 

Nelly Garcia et Nathalie Nouhaud accompagnaient la classe de leurs filles Elisa et Julie, 10 et 9 ans, en CM1-CM2 à l’école de Trélissac (Dordogne).

« Nous accompagnons souvent des rencontres Usep, et cette fois-ci le mot dans le carnet disait : « Cherche parents pour une sortie à vélo ». Comment refuser ? On s’est inscrites toutes les deux, sans savoir que c’était pour faire 30 km, avec un rendez-vous tôt le matin pour prendre le car jusqu’au lieu du départ ! Bon, on dit ça, mais on est super contentes d’être là, l’ambiance est vraiment très bon enfant…

Le P’tit Tour, c’est davantage de responsabilités qu’une autre sortie avec l’Usep. On emprunte des routes ouvertes aux voitures et aux camions, alors que d’habitude on est dans un stade, dans un gymnase ou un parc fermé. Et puis, côté respect du code de la route, les mamans que nous sommes se doivent de montrer l’exemple et d’être irréprochables. Sinon nos enfants ne nous laisseront rien passer ! »

 

« Pédaler avec des enfants, ça rajeunit »

Membres de l’Amicale cycliste de Chalus (Haute-Vienne), Pierre Sudrie, René Frugier, Guy Herera et Lucien Dupuydenus sont présents chaque année sur le P’tit Tour, où ils assurent notamment la sécurité aux carrefours.

« Sur le P’tit Tour, notre plaisir est celui des enfants : on ne roule pas pour nous, mais pour eux. Et ça nous rajeunit ! Aussi, tant qu’on pourra le faire, on sera là ! Ce qui nous plait, c’est de discuter avec eux. Nous ne faisons pas que la sécurité aux croisements. Nous leurs donnons des conseils de cyclistes : ne t’épuise pas dans les côtes, monte à ton rythme… Surtout, on explique le maniement des vitesses à ceux qui en maîtrisent mal l’usage, et ils sont nombreux. Et quand grâce à nous un gamin trouve le développement approprié à la pente et nous répond : « Merci monsieur », ça fait plaisir.

Sur le P’tit Tour Usep, on retrouve aussi l’esprit club : les enfants pédalent en groupe, et dans l’effort chacun trouve les ressources pour suivre le copain ou la copine. Et ils sont bien courageux, car aujourd’hui il y avait du dénivelé… Si ça pouvait donner envie à certains de continuer dans le vélo, nous en serions ravis. Le P’tit Tour, c’est peut-être la relève ! »