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Une étape du P’tit Tour, surtout estampillée « nationale », est un projet qui associe enfants, enseignants, accompagnateurs à vélo, officiels et forces de l’ordre assurant la sécurité sur les derniers kilomètres. Et aussi, pour l’étape nationale 2021 organisée à Poitiers le 11 juin, la rectrice d’académie, qui n’a pas hésité à enfourcher son vélo.

 

Enseignants et accompagnateurs adultes. À l’origine d’une participation au P’tit Tour, il y a toujours des enseignants animateurs Usep. À Montamisé, c’est un duo : Sophie Brunet, également directrice, et Anne Gadé, la maîtresse des CM1-CM2 au coup de pédale délié. Mais elles n’auraient pu porter ce projet sans l’appui des parents. Parmi ceux-ci, Frédéric, électricien dans les travaux publics et papa d’Anaé, et Cédric, le père de Lucas, qui après avoir passé l’agrément vélo de l’Éducation nationale et accompagné une première sortie sur route, ont pris tous deux leur journée. À leurs côtés, Claire Brousse, conseillère pédagogique de circonscription. Toute une équipe, complétée par la maman suiveuse qui ferme le cortège au volant de sa voiture-balai.

L’adjointe au maire. Parmi les accompagnateurs on trouve aussi Françoise Aubry, adjointe au maire de Montamisé chargée de l’enfance-jeunesse et licenciée cyclotouriste comme son mari Gilles. L’élue n’a pas manqué de profiter de l’opportunité offerte par l’agglomération du Grand Poitiers dans le cadre de l’opération Mai à vélo, à savoir la mise à disposition d’animateurs périscolaires pour organiser, du 14 au 18 juin, « un vélobus matin et soir pour les CM1 qui n’ont pas participé à l’étape du P’tit Tour, avec arrêts définis et horaires de passage ». Sinon, y a-t-il des « vélotafeurs » parmi les administrés ? « Peu, car il faut emprunter de grandes voies de circulation pour se rendre dans le principal bassin d’emploi, du côté de l’hôpital universitaire ou de la faculté. Il y a bien un projet d’itinéraire cycliste protégé, mais il n’avance pas. » Le P’tit Tour aidera-t-il à débloquer les choses ?

 

Les quatre copines. Solène, Eva, Lalie et Valentine discutent à l’ombre d’un arbre en attendant les ateliers proposés au vélodrome de Poitiers. Comment c’était cette étape du matin ? « Moyen, il y avait quand même des côtes » répondent-elles, comme si elles s’étaient donné le mot. Elles ont au moins aimé l’expérience de rouler en groupe : « Ça nous apprend à faire attention aux autres », note Solène avec son visage de bonne élève. Puis, l’après-midi, dans la foulée d’une arrivée en fanfare au rectorat, le quatuor est gagné par l’euphorie du moment. Même la frêle Valentine qui, le matin, confiait du haut de ses jambes brindilles qu’elle n’aimait pas le vélo. Le P’tit Tour change parfois la façon de voir les choses…

Juliette. On l’a vue arriver de loin, pédalant sans à-coups dans la côte raide qui monte au bourg de Montamisé, puis tendant son bras au carrefour pour indiquer qu’elle tournait à droite en direction des écoles. Casque et chasuble fluo, on l’aurait presque prise pour une accompagnatrice. Juliette est tout simplement une élève de CM2 vite montée en graine. Depuis mai, elle vient tous les jours à l’école à vélo, « sauf s’il pleut ». « J’aime beaucoup, le matin ça me défoule et le soir ça me détend. Je prends la route et un petit chemin en herbe », explique-t-elle. Ses parents, qui jusqu’alors l’amenaient en voiture depuis le hameau de La Richardais, à 3 km, lui « font confiance ». Il est vrai que son père Maxime, pédale ses 50 km aller-retour pour se rendre à son travail. « À vélo électrique », précise sa fille, ce qui ne fait que rehausser son propre mérite.

Madame la rectrice. Sans Bénédicte Robert, cette étape nationale n’aurait pas eu le même relief. Celle-ci était en effet couplée à l’arrivée du Tour académique du patrimoine à vélo organisé dans les quatre départements de l’académie de Poitiers (Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Vienne), dans le 1er et le second degré. Une initiative lancée par la rectrice après le passage du Tour de France en septembre. Une gageure, s’inquiétait-on dans son administration. Mais une évidence pour cette cyclotouriste convaincue, qui a pédalé avec les enfants sur son propre vélo avant de recevoir des élèves jusque dans son bureau. Avec des rectrices aussi impliquées, le Savoir Rouler à Vélo a tout l’avenir devant lui.

 

Les motards. Quand les motards dépêchés par la préfecture entrent en scène, le P’tit Tour se met à ressembler au grand. À Poitiers, ils étaient sur le pont dès la matinée pour accompagner la fin de parcours des « petits » CE2 de l’école Saint-Exupéry. Puis ils ont protégé la pédalée royale du peloton du vélodrome jusqu’au rectorat, s’attirant les vivats de la troupe.

L’équipe Usep. Le P’tit Tour mobilise tous les échelons de l’Usep, du local au national. Cela vaut bien une photo de famille avant de se quitter. Saurez-vous retrouver le délégué départemental de la Vienne et ses équipiers et équipières, les présidents des comités Usep de la Vienne et de la Nouvelle-Aquitaine, la présidente nationale et l’élu du comité directeur en charge du P’tit Tour et l’adjointe qui suit le dossier Savoir Rouler à Vélo ? Réponses ici même l’année prochaine.