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À l’initiative de Marine Tomas-Portier, jeune enseignante de CM1-CM2 à l’école de Quettreville-sur-Sienne (Manche), plusieurs collègues se sont engagés avec elle dans la Fête des relais proposée par l’Usep pour célébrer la Journée olympique du 23 juin.

Marine Tomas-Portier, qu’est-ce qui vous a décidé à « relayer » la Fête des relais proposée par l’Usep ?

J’y ai vu l’occasion d’offrir aux élèves une activité collective pour clore une année où, en raison du contexte sanitaire, nous n’avons pu mener de projet de ce genre ni proposer de sorties. Nous avons travaillé la semaine dernière en éducation morale et civique sur les Jeux olympiques et paralympiques, leur origine, les différentes disciplines… J’ai ensuite proposé aux enfants de créer des relais. C’est ce qu’ils ont fait, lors de temps d’échange où ils ont tout décidé eux-mêmes et se sont réparti les rôles. Lundi après-midi, moi et ma collègue de CM1 – avec qui je décloisonne les activités physiques et sportives – étions seulement là pour assurer le roulement entre ateliers.

Quelle forme ces relais ont-ils pris ?

Il s’agissait pour la plupart de courses avec de petits exercices d’agilité : sauts dans les cerceaux, slaloms… Il y avait aussi une balle à transporter dans une cuillère à soupe sans la faire tomber, des jeux de précision, et nous avions autorisé les skateboards et les trottinettes. Cela s’est déroulé en début d’après-midi sur le plateau sportif dont dispose l’école, ce qui nous a permis de réunir plus de 50 élèves, tout en respectant les consignes de non-brassage.

D’autres enseignants participent-ils aussi ?

Au moins deux autres, vendredi après-midi. Mais comme il s’agit d’élèves de CP-CE1, les relais seront proposés par les enseignants.

Et les messages de soutien à des sélectionnés français pour Tokyo ?

Nous avons passé notre lundi matin à préparer les vidéos : c’est un vrai boulot ! Chez les CM1, certains ont choisi des athlètes engagés dans des sports qu’ils ne connaissaient pas, et d’autres par affinités pour une discipline qu’ils pratiquent eux-mêmes, l’équitation par exemple. D’autres enfin ont tenu à encourager des athlètes paralympiques. Pour ma part, j’ai proposé à mes élèves une liste dans laquelle ils ont fait leur choix1. Il s’agira de vidéos personnalisées avec une petite mise en scène, filmées sur fond vert, afin d’intégrer de faux décors créés par un graphiste. Le centre aéré nous prête du matériel audio pour les voix et le tournage est prévu ce mardi et jeudi, afin de poster les vidéos vendredi au plus tard !

Que vous inspire cette démarche d’encouragement, vous qui êtes compétitrice de karaté de niveau régional ?

Oui, je suis championne départementale et j’ai terminé deuxième du dernier championnat régional dans ma catégorie. J’encadre aussi les enfants et les adolescents dans mon club de Donville, dont je suis vice-présidente. C’est peut-être pour ça que les enfants ont choisi une karatéka parmi les athlètes qu’ils vont encourager…

Pensez-vous aussi proposer aux enfants de regarder le film La couleur de la victoire ?

Oui, d’autant plus qu’il aborde des thèmes étudiés en classe plus tôt dans l’année : les notions de respect, de tolérance, de différence, de liberté d’expression… Je souhaite animer un débat autour de ce qu’ils auront compris du film, afin de voir s’ils font le lien avec ce que nous avons travaillé, et aussi avec les Jeux olympiques. Mais plutôt la semaine prochaine, car celle-ci est très chargée !

(1) Les CM1 supportent Alexis Hanquinquant (triathlon paralympique), Thibault Vallette (équitation), Lisa Barbelin (tir à l’arc), Romain Mahieu (BMX) et Maïva Hamadouche (boxe), et les CM1-CM2 Éric Delaunay (tir), Florian Merrien (tennis de table), Jérémie Mion (voile), Alexandra Ferraci (karaté kata) et Rémi Boullé (para canoë).