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L’Usep et la Fédération française de tennis de table s’associent pour installer dans les écoles des tables extérieures pour une pratique libre ou encadrée. Avant la date-butoir du 15 janvier, trois associations expliquent pourquoi elles ont déposé un dossier pour être équipées.

Il n’est pas rare de trouver dans les préaux ou les halls des écoles élémentaires des tables de ping-pong pliables, utilisées pour les cours d’EPS, les rencontres sportives ou les activités périscolaires. Mais une table extérieure résistant aux intempéries et installée à demeure dans la cour permet de favoriser aussi la pratique libre, durant les récréations et la pause méridienne. C’est précisément l’esprit de l’opération « une école, une table » lancée par la FFTT avec l’Usep dans le cadre de son programme Éduc Ping.

La convention signée le 20 novembre 2021 prévoit d’aider, chaque année jusqu’en 2024, 40 écoles affiliées à l’Usep souhaitant s’équiper d’une table extérieure vissée au sol, avec un reste à payer de 200 € pour lequel il est possible de solliciter la commune ou d’autres partenaires. Il est envisagé de doter deux à trois écoles par région métropolitaine, et une par département d’outre-mer. Un double guide pédagogique sera également fourni, à destination des élèves pour une pratique autonome, et des enseignants pour aider à l’enseignement de la discipline.

Les écoles peuvent postuler jusqu’au 15 janvier1. Des commissions mixtes régionales Usep-FFTT effectueront ensuite un choix, en observant un équilibre entre milieu urbain et milieu rural et avec pour autres critères les perspectives d’animation du nouvel équipement et la proximité avec un club pongiste. En attendant le verdict, trois candidates nous ont exposé leur projet.

 

« Prolonger une sensibilisation au tennis de table handisport »

Florence Coquart, directrice de l’école Le Lac à Voisins-le-Bretonneux (Yvelines).

« Deux de nos quatre classes, un CE1 et un CM1-CM2, ont pu assister début novembre au tournoi international de tennis de table handisport organisé à Voisins-le-Bretonneux et dont le club local, très actif, était co-organisateur. Pendant la Semaine olympique et paralympique, un ou plusieurs pongistes handisports doivent également se rendre dans les deux classes pour échanger avec les élèves. Comme les enfants ont bien accroché à l’activité, nous avons sauté sur l’occasion de pouvoir bénéficier d’une table extérieure qui permettrait une pratique en autonomie pendant les récréations, en plus des paniers de basket et du terrain de hand, dans l’esprit du dispositif des 30 minutes d’activité physique quotidienne auquel l’école est inscrite. Par ailleurs, en février notre rencontre Usep de secteur autour des jeux de raquettes sera pour les enfants une occasion supplémentaire de découvrir le ping-pong. Disposer d’une table dans la cour contribuerait à en pérenniser ensuite la pratique. »

 

« En appui des 30 minutes d’activité physique quotidienne »

Laurent Minel, directeur de l’école Jean-Giono d’Apt (Vaucluse).

« L’opportunité d’installer une table de tennis de table dans la cour de l’école conforterait notre projet EPS renforcé, développé avec le comité Usep du Vaucluse avec l’objectif d’améliorer le climat scolaire et d’amener les enfants vers une pratique sportive régulière. Ce projet concerne 5 classes et 115 élèves et va de pair avec notre labélisation Génération 2024, la participation à la Journée nationale du sport scolaire et à la semaine et la journée olympiques, mais aussi avec un projet « école et cinéma » qui s’appuie sur des films pour aborder les valeurs du sport. L’installation de la table de ping-pong entre également dans le cadre du dispositif des 30 minutes d’activité physique quotidienne puisqu’elle sera accessible pendant les récréations et lors de la pause méridienne. Nous ne sommes pas encore en relation avec un club local, mais cela va se faire rapidement. Le comité départemental organise des formations avec la FFTT et j’espère pouvoir bientôt en accueillir une dans mon école. »

 

« Une opportunité pour notre petite école rurale »

Léa Andali, directrice de l’école d’Anost (Saône-et-Loire).

« Nous sommes une école de campagne à deux classes d’un petit village du Morvan. J’y anime le sport scolaire Usep depuis mon arrivée il y a 8 ans et, quand j’ai eu vent de la possibilité d’obtenir une table de tennis de table extérieure, j’ai aussitôt déposé un dossier. Nous sommes éloignés de toute structure sportive, sans accès à un gymnase : pour cela il faut aller en car à Autun, à une trentaine de kilomètres. Cette table serait utilisée pour notre cycle autour des sports de raquettes et en libre accès pendant les récréations, en lien avec le dispositif les 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école. Pour l’apprentissage, sans club à proximité, nous pourrions peut-être faire appel à un parent d’élève, éducateur sportif de métier, qui a déjà encadré des initiations à des sports un peu spécifiques, comme la pelote basque. Nous aurons le temps de caler cela si la table arrive dans la cour, où pour l’instant le seul équipement est une cage de foot. »

(1) Pour tout renseignement, contactez votre comité départemental.