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​Françoise Philippe est directrice par intérim de l’école Ledru-Rollin de Nantes, qui expérimente les 30 minutes d’activité physique quotidienne promues par Paris 2024 et l’Éducation nationale. Une école affiliée à l’Usep depuis de nombreuses années et récemment labélisée Génération 2024.

Depuis quand l’école Ledru-Rollin décline-t-elle les 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école ?

Depuis les premiers jours de la rentrée. Mais déjà, l’an passé, nous avions évoqué entre collègues cette initiative qui nous intéressait notamment au regard du climat scolaire. Nous y avons notamment vu l’opportunité d’aider l’ensemble des élèves à être autonomes pour bouger pendant la récré, en sortant des parties de football qui occupent toute la cour en ne mobilisant qu’un nombre réduit d’élèves. Cela nous est apparu plus nécessaire encore avec la contrainte du port du masque et des règles sanitaires. C’est pourquoi nous avons été partants d’emblée pour l’expérience proposée par les conseillers pédagogiques départementaux en EPS. Dès les premiers jours de la rentrée, nous avons initié les enseignants et les élèves à ces 30 minutes d’activité physique quotidienne à travers de petits ateliers animés par des éducateurs de l’Usep, le nouveau chargé de mission de développement du sport scolaire auprès de la direction académique et le CDP EPS Mathieu Broissand.

En quoi cela consiste-t-il ?

Chaque classe a été initiée aux défis-récrés Usep afin que les élèves puissent s’en emparer et les utiliser de façon autonome durant la récréation ou avec leur enseignant lors de temps de transition, entre deux séances. Pas forcément 30 minutes à la suite, mais saupoudrées dans la journée.

Cela repose sur le volontariat des enseignants : tous étaient-ils partants ?

Oui. L’an passé toute l’école avait commencé à travailler sur l’olympisme et, devant l’impossibilité de mettre en place le programme de rencontres Usep prévu, nous avons organisé fin juin une grande rencontre olympique à l’échelle de l’école qui a permis de relancer le sport scolaire et suscité une dynamique très positive auprès des collègues.

Les 14 classes de l’école Ledru-Rollin sont affiliées à l’Usep, dont vous êtes vous-même élue départementale : en quoi l’Usep peut-elle être partie prenante d’une initiative qui n’entre pas exactement dans le périmètre du sport scolaire ?

Le lien, c’est la culture sportive. Nous utilisons aussi les ressources pédagogiques de l’Usep, d’autant plus que les défis-récrés ont été pensés dans cet esprit de prise d’autonomie des enfants. Nous les avions déjà utilisés en 2019 lors de la Journée nationale du sport scolaire puis durant le long confinement du printemps 2020, puisqu’ils figuraient parmi les propositions d’activités physiques adressées aux élèves et à leurs parents.

Tablez-vous sur une reprise pleine et entière des activités Usep cette année pour votre école ?

Cela va dépendre des protocoles sanitaires. Mais nous sommes dans les starting-blocks !