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Les contraintes sanitaires n’ont pas remis en cause l’accompagnement du comité de l’Isère auprès des associations. Simplement, les ateliers sportifs proposés dans les écoles réunissent des enfants d’une même classe pour éviter tout brassage. Comme à Faramans, où se sont achevées mi-mars les deux semaines thématiques « jeux de balles » à l’intention des maternelles.

Ce jeudi matin, la cour de l’école maternelle du village de Faramans est parsemée de plots colorés qui lui donnent un air guilleret en cet hiver finissant. Plusieurs ateliers de jeux de balles ont en effet été mis en place par le délégué départemental de l’Usep pour les 47 enfants, soit l’intégralité des deux classes de maternelle1 de l’établissement.

Ceux-ci sont invités à jouer à « L’équilibriste » en posant une balle de jonglage sur le sommet du crâne avant de marcher sur cinq mètres et de la déposer dans un seau sans la faire tomber… Mission réussie pour Enzo, y compris en marche arrière !

Plus dynamique mais tout aussi exigeant côté concentration, l’atelier suivant, « Le lanceur de balles », offre trois cibles que Djessy prend un soin particulier à viser. Bingo, ses trois coups ont fait mouche ! La tension monte encore d’un cran avec « La balle brûlante », où il s’agit de récupérer le plus vite possible les balles qui pleuvent dans son camp pour les envoyer chez l’équipe adverse. Ça vole autour de Krystal qui, un instant, ne sait plus trop où donner de la tête mais réussit quand même à renvoyer quelques ballons chez les agités d’en face.

Retour au calme ensuite avec « La traversée de la rivière », où la difficulté consiste à coordonner son déplacement avec un camarade afin de transporter un ballon en équilibre sur deux baguettes. Mention particulière pour Lou et sa copine pour avoir déplacé deux ballons d’un coup !

Les enfants sont aussi invités à jouer les P’tits Reporters. À l’instant, c’est Antoine qui prend quelques photos avec l’appareil de la maîtresse pour le compte rendu d’une rencontre où chacun aura participé aux différents ateliers sportifs et occupé ce rôle inédit d’apprenti-journaliste.

« Nous faisons tout pour ne pas annuler ces rencontres »

« En temps normal, nous mélangeons les enfants des deux, trois ou quatre classes participantes. En raison du protocole sanitaire, ce n’est évidemment pas le cas. Mais, au moins, tous les enfants pratiquent en même temps : en cela, cela reste une rencontre. Grâce à cette légère adaptation nous avons pu maintenir nos semaines à thème – vélo et découverte, situations de handicap… – qui courent jusqu’en mai, et garder le contact avec les associations et les écoles. Nous faisons tout pour ne pas annuler ces rendez-vous », insiste le délégué Usep, Pascal Lacroix.

À Faramans, cela aurait été d’autant plus dommage que c’était une grande première pour les enseignantes. « C’est une nouvelle collègue qui nous a fait adhérer à l’Usep, mais l’an passé tout était tombé à l’eau en raison du confinement, expliquait le lendemain Marie-Pierre Million, enseignante des petite et moyenne sections. Je me demandais comment les animateurs utiliseraient notre cour toute tarabiscotée, mais ils l’ont complètement transformée ! Je m’inquiétais aussi de la façon dont certains de mes plus jeunes élèves, parfois encore un peu dans leur monde, allaient réagir à cette nouvelle activité. Mais tous ont complètement adhéré, c’était très vivant. »

Au lendemain de cette première, les enfants sont revenus sur la rencontre de la veille afin de choisir avec leur enseignante les meilleures photos prises par les uns et les autres, et les ont légendées. « Nous allons envoyer ce travail aux parents, précise Marie-Pierre Million. Et comme en raison du protocole sanitaire nous ne pouvons aller en rendre compte dans les autres classes, nous l’afficherons aussi à l’entrée de l’école pour le partager avec les enfants d’élémentaire»

Les classes maternelles de Faramans ne s’arrêteront pas en si bon chemin et enchaineront dès avril avec une découverte de l’orientation dans le cadre de l’opération À l’Usep, la maternelle entre en jeu ! Et le fait que l’activité support se prête à une pratique en extérieur devrait aussi aider à maintenir toutes les rencontres prévues au programme.

(1) Dont l’une réunit les enfants de grande section et de cours préparatoire.