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L’Usep et la Fédération française des échecs ont signé le 16 janvier une convention visant à développer cette discipline compétitive «intellectuelle», souvent associée à une pratique physique sur les rencontres scolaires.

Le saviez-vous ? Fondée en 1921, la Fédération française des échecs est reconnue fédération sportive depuis 2000. C’est à ce titre qu’elle s’est rapprochée de l’Usep pour développer à l’école cette «pratique d’opposition» dont les pédagogues soulignent la dimension «cogitive». Une façon savante d’expliquer que les échecs stimulent la pensée en invitant le joueur à résoudre le problème posé par la disposition des pièces sur l’échiquier.

La tête et les jambes

Cette démarche commune pourra s’appuyer sur quelques expériences de terrain. En 2016-2017, une dizaine de comités Usep ont en effet organisé une ou deux rencontres dans l’année, parallèlement à une initiation au jeu ou à une pratique plus suivie au sein des associations locales.

Dans le Lot par exemple, l’année scolaire précédente des cadres de la FFE ont animé dans une vingtaine d’écoles des cycles de neuf séances qui ont débouché sur une rencontre Usep réunissant 180 enfants, du CE1 au CM2. La rencontre associait la course d’orientation aux échecs. Le rapport entre les deux activités ? « L’exercice de représentation spatiale demandé à l’enfant, de l’espace réduit d’un échiquier de 64 cases à celui, plus vaste, symbolisé par un plan ou une carte », expliquait la déléguée départementale Usep.

Mais, l’an passé, le comité de à Paris a tout simplement profité de la concomitance des Mondiaux de handball pour en proposer la pratique conjointe lors d’une rencontre intitulée «La tête et les jambes». La formule : des rotations d’une demi-heure proposant d’un côté trois matchs de hand de cinq minutes, et de l’autre une ronde d’échecs de vingt minutes où les enfants s’opposaient de manière individuelle. Le tout avec un système de points assez sophistiqué… Mais l’important était ailleurs : « J’ai été surpris de découvrir combien les échecs passionnent les enfants », soulignait l’animateur Usep chargé de la conception de la rencontre.

Bien d’autres formules restent à imaginer. Par exemple des parties d’échecs en équipe où chaque coéquipier jouerait un coup à tour de rôle… On peut aussi utiliser le jeu pour des défis entre classes reliées par Internet, comme cela est envisagé pour l’opération Mondi@l-Usep. En revanche, la rencontre Usep type devrait proposer en complément une pratique physique, quelle qu’elle soit.

Pour tout renseignement : h.richard.laligue@ufolep-usep.fr

Véronique Moreira, présidente de l’Usep, et Bachar Koualty, président de la Fédération française des échecs, ont signé la convention mardi 16 janvier à Saint-Ouen, en marge d’un comité directeur de l’Usep.