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De Cergy-Pontoise à Paris-Bercy

Hockey sur glace pour les uns, hockey-balle pour les autres, avant de tous se fondre dans l’arène de Paris-Bercy. C’est la Journée des ambassadeurs qu’ont vécue mercredi 11 mai 200 écoliers franciliens.

Que préférer : la fraîcheur d’une patinoire ou une pelouse synthétique sous un beau soleil de mai ? L’Usep et la Fédération française de hockey sur glace (FFHG) n’ont pas voulu choisir, afin d’illustrer les deux facettes de leur document pédagogique sur « la rencontre Usep hockey ». Les huit classes de Seine-et-Marne, des Yvelines, de l’Essonne, des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis réunies l’après-midi du mercredi 11 mai par le comité Usep d’Île-de-France (1) pour une journée dite des « Ambassadeurs » se sont vu proposer l’une ou l’autre de ses deux pratiques.

Sur la glace de l’ArenIce

Pour cette rencontre-phare de l’opération d’accompagnement des Mondiaux 2017 (2), la Fédération française de hockey sur glace avait fait les choses bien en mettant à disposition l’ArenIce de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), son centre national flambant neuf. Lionel, l’un des parents accompagnant les enfants de l’école Jean-Moulin de Rosny-sous-Bois, n’en revenait pas : « C’est le Clairefontaine du hockey ! Les enfants utilisent la patinoire où s’entraînent les équipes de France, et les mêmes vestiaires. C’est une autre dimension… »

Exercices de mise en train

La FFHG avait également mobilisé trois entraîneurs nationaux : Benoît, Sébastien et Grégory. Pour débuter, ils ont proposé aux enfants plusieurs ateliers. Traverser la patinoire tous ensemble, les mains libres, d’une balustrade à l’autre. Puis apprendre à tenir sa crosse sans la lever au-dessus de la taille (au risque de blesser un autre joueur), puis s’exercer à se baisser tout en glissant pour l’attraper sur la glace. Enfin, se déplacer en guidant un palet, comme si l’on filait au but. Pas si facile…

Place aux matchs !

Ensuite, parce que le temps était compté et que c’est l’essence même du hockey, on est passé à de petits matchs. Répartis en six équipes, les enfants en disputent chacun deux. De part et d’autres, quatre joueurs sur la glace, sans gardien, ce qui implique deux changements complets toutes les quatre minutes. Spectateurs attentifs, ceux qui en ont terminé ou attendent leur tour encouragent leurs camarades, assis sur le banc ou accoudés à la balustrade.
Les péripéties ne manquent pas : Reine, seule devant la cage à l’issue d’une contre-attaque, s’en veut d’avoir manqué de quelques centimètres un but tout fait. Ah, si elle avait bien tenu sa crosse à deux mains… Quant à Sofiane, il a marqué, mais contre son camp, et lui et ses copains en sont dépités !

Pris par le jeu

Ce n’est pas la première fois que les enfants de l’école Marc-Bloch de Savigny-sur-Temple (77) évoluent sur la glace : chaque hiver, la mairie fait installer durant deux à trois semaines une patinoire extérieure dont profitent les scolaires. Quant à Ditchen, de l’école Aimé-Césaire d’Évry (Essonne), elle a déjà fréquenté la patinoire municipale avec sa classe. Mais le hockey, c’est différent : l’art de la glisse passe après l’engouement du jeu. « J’ai un peu oublié comment on patine » explique même Adam, qui n’en a pas moins adoré cet après-midi passé une crosse à la main.

Sur les terrains extérieurs

À l’extérieur, sur les terrains annexes du stade Salif-Keita de Cergy-Pontoise, c’est aussi une belle foire d’empoigne. Sur une pelouse synthétique, pas question de glisser : on joue en baskets, tandis qu’une balle alvéolée remplace avantageusement le palet en plastique. Le hockey-balle (appelé aussi unihockey ou floorball) étant une discipline à la fois moins technique et plus familière en milieu scolaire, ce sont des animateurs Usep qui assurent l’encadrement, sous la supervision de Romain Zuliani, président de l’Usep de Seine-Saint-Denis. Mais, pris par le jeu, l’enthousiasme des joueurs est le même.

Un sacré harnachement

Sur le coup de 16 heures, délestés de leur équipement, les patineurs rejoignent leurs camarades pour un goûter et une cérémonie protocolaire plutôt enlevée (3). Sous les vivats, chaque association vient récupérer un kit de hockey-balle, un lot de T-shirts et ses places pour le match du soir : une dotation préparée par la FFHG et le comité régional Usep.
Les éducateurs de la FFHG s’offrent eux aussi leur petit succès en harnachant l’un d’eux comme un joueur pro, en empilant une à une les protections jusqu’à le transformer en Robocop. Et quand ils demandent aux enfants s’ils savent quelle est l’affiche du soir, la réponse fuse : Finlande-Slovénie, pardi ! Et tous de se diriger deux par deux vers les cars, destination Paris-Bercy.

Philippe Brenot

(1) En collaboration avec l’Usep nationale.
(2) Conjointement organisés du 5 au 21 mai par la France et l’Allemagne à Paris et Cologne.
(3) Outre les trois entraîneurs nationaux chargés de l’animation sur la patinoire (dont deux sont CTN, conseillers techniques nationaux), la FFHG était représentée par Jacques Vetttraino, CTN chargé de la formation. Pour l’Usep, c’est Charlotte Carré, élue nationale, qui s’est exprimée au micro. Elle était entourée d’Annabelle Prawerman, CTN de l’Usep, et de toute l’équipe régionale. Les classes venaient des écoles Marc-Bloch de Savigny-le Temple (77), Aimé-Césaire d’Évry (91), Jean-Moulin de Rosny-sous-Bois, Les Charvaux d’Andrésy (78) et Jean-Moulin de Villeneuve-la-Garenne (92). La FFHG avait réservé 300 places pour le match du soir à Bercy.